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homme politique français

Paul Antier

Paul Antier

L’essentiel

date de naissance20 mai 1905
date de mort23 octobre 1996
occupationpersonnalité politique
lieu de naissanceLe Puy-en-Velay
lieu de mortAntibes
fonctiondéputé français
Toutes les données de l’infobox 34
Élection
21 octobre 1945
Réélection
2 juin 194610 novembre 194617 juin 19512 janvier 1956
Circonscription
Haute-Loire
Législature
Ire Constituante IIe Constituante Ire, IIe et IIIe (Quatrième République)
Groupe politique
Paysan (1945-1946)RAPS (1946)CRUPS (1946-1951)CRAPS (1951-1955)Paysan (1956-1958)
Élection
3 mai 1936
Circonscription
Haute-Loire
Législature
XVIe (Troisième République)
Groupe politique
Parti agraire
Prédécesseur
Laurent Eynac
Successeur
Circonscription supprimée
Président
René Coty
Gouvernement
Faure II
Prédécesseur
Raymond Schmittlein
Successeur
Maurice-René Simonnet
Président
Vincent Auriol
Gouvernement
Pleven II
Prédécesseur
Pierre Pflimlin
Successeur
Camille Laurens
Président
Vincent Auriol
Gouvernement
Queuille IIPleven IQueuille III
Prédécesseur
Paul Ihuel
Successeur
Camille Laurens
Circonscription
Canton du Monastier-sur-Gazeille
Successeur
Eugène Mazet
Nom de naissance
Paul Alphonse Antier
Date de naissance
20 mai 1905
Lieu de naissance
Le Puy-en-Velay (France)
Date de décès
23 octobre 1996 (à 91 ans)
Lieu de décès
Antibes (France)
Nationalité
Française
Père
Joseph Antier
Profession
Avocat
Distinctions
Commandeur de l'ordre du Mérite agricole

Paul Antier, né le au Puy-en-Velay dans la Haute-Loire et mort le à Antibes, est un homme politique français. Il est le cinquième fils de Joseph Antier, lui-même avocat, député et sénateur de ce même département sous la Troisième République française. Il a été député de la Haute-Loire et ministre sous la IVe République.

Parcours politique

Avocat, comme son père, il s'intéresse de bonne heure aux questions paysannes. En 1931, à 26 ans, il commence sa carrière politique comme maire de Laussonne, village d'où sa famille est originaire. Sauf une interruption due à l'occupation allemande - de à - il restera constamment, jusqu'à la fin d', à la tête de cette municipalité.

En 1936, les électeurs du Canton du Monastier-sur-Gazeille le choisissent comme conseiller général et ceux du Puy-en-Velay l'envoient siéger à la Chambre des députés, aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, au 2e tour de scrutin. Il s'inscrit au Groupe agraire indépendant. Membre de la Commission du travail et de la Commission du suffrage universel, il intervient notamment lors de la discussion du budget de 1937, qu'il vote bien qu'il en juge le poids excessif; il combat le projet étendant le régime des conventions collectives à l'agriculture et réclame pour les agriculteurs un système d'allocations familiales. Le , il propose d'instituer le vote personnel des députés.

En 1940, Paul Antier est le premier parlementaire à rejoindre le général de Gaulle. Son départ de France, son activité dans la Résistance lui valent d'être, en 1941, déchu de la nationalité française, puis de son mandat, et finalement condamné à mort par contumace. Le comité français de Libération nationale le charge, en 1942 et 1943, de plusieurs missions en Extrême-Orient, en Australie et en Amérique. À partir de novembre 1943, il siège à l'Assemblée consultative d'Alger; il s'y montre soucieux d'assurer le contrôle du Parlement et du peuple sur les actes du Comité français de Libération nationale (le gouvernement français), proposant la création d'une Commission de l'intérieur, demandant que le programme gouvernemental soit soumis le plus rapidement possible à l'approbation populaire, réclamant l'organisation d'élections dans les départements libérés depuis plus de six mois, se prononçant en faveur du vote des femmes dès la première consultation électorale. Président de la Commission de la France d'outre-mer, il dépose en cette qualité plusieurs propositions de résolution.

Bien qu'ayant voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le , Paul Antier, après la Libération, est considéré, par décision du Jury d'honneur en date du , comme relevé ipso facto de son inéligibilité, du fait de son appartenance à l'Assemblée consultative. Il est réélu maire de Laussonne, sans avoir fait acte de candidature. Il est également élu le , représentant de la Haute-Loire et va siéger à la première Assemblée nationale constituante. Inscrit au Groupe paysan, il se consacre essentiellement à l'étude des problèmes agricoles. Le , il dépose une proposition de loi sur l'organisation professionnelle agricole qui vise, écrit-il, à "préserver l'unité de la paysannerie" et qui est fondée sur la liberté syndicale. Parce que cette liberté lui semble déniée aux paysans, il refuse de voter le budget de 1946. Il siégeait en même temps à la Commission de la défense nationale.

Réélu le à la seconde Assemblée nationale constituante, il en est nommé secrétaire. Il reprend sa proposition de loi. Au nom des droits du suffrage universel, il combat un amendement qui tend à déclarer inéligibles les personnes qui ont porté la francisque de Vichy. Il siège en outre à la Commission des territoires d'outre-mer.

Le , il est élu député à l'Assemblée nationale. Il le sera encore à deux reprises lors des élections générales des et et restera ainsi député jusqu'à la fin de la IVe République. Il fait partie de la Commission de l'intérieur dont il devient secrétaire, de la Commission de la presse et en est vice-président en 1950, de la Commission chargée d'enquêter sur les évènements survenus en France de 1933 à 1945, de la Commission de justice et de législation et de la Commission des territoires d'outre-mer. Sous ces trois législatures, inscrit au Groupe d'action paysanne et sociale, puis au Groupe paysan, il s'emploie à défendre les agriculteurs contre les perquisitions des agents du contrôle économique (, 16 et ) et contre les effets de l'étatisme et du dirigisme (); il réclame pour eux des prix plus rémunérateurs () ou une répartition plus généreuse de denrées contingentées (); il demande, dans leur intérêt, l'arrêt des importations de produits alimentaires (). En faveur des anciens combattants, il réclame un allégement du prélèvement exceptionnel de lutte contre l'inflation. Il proteste contre l'emploi des douzièmes provisionnels et préconise la liquidation des entreprises nationalisées, le relèvement de l'âge de la retraite, la prolongation de la durée de travail hebdomadaire et la réduction massive des dotations budgétaires (). Directeur du journal L'Unité paysanne, président du Parti paysan, il se range résolument dans l'opposition et harcèle le gouvernement de questions et de demandes d'interpellations. Mais, le , il accepte le poste de secrétaire d'État à l'Agriculture dans le deuxième cabinet Queuille, qui ne dure d'ailleurs que quelques jours; il retrouve le même poste le dans un cabinet Pleven et il le conserve dans le troisième cabinet Queuille, qui succède le au cabinet Pleven et qui restera en fonction jusqu'à la fin de la Première législature.

Sous la Deuxième législature, Paul Antier devient, le , ministre de l'Agriculture dans le deuxième cabinet Pleven, mais en désaccord avec ses collègues du gouvernement, il démissionne le suivant. Il se préoccupe alors de la représentation, surtout au Conseil de la République, des Établissements français de l'Océanie: à ce sujet, il intervient plusieurs fois et dépose deux propositions de loi. Mais ses préoccupations essentielles ne varient pas: le , il demande à interpeller le gouvernement sur le prix du blé, puis le , sur l'intervention de la police contre un rassemblement d'agriculteurs. Toutefois, dès le lendemain, il entre dans le deuxième cabinet Edgar Faure, qui demeure en fonction jusqu'à la fin de la deuxième législature.

En qualité de ministre de la Marine marchande, Paul Antier dépose et fait voter trois projets de loi relatifs à la Compagnie générale transatlantique (), à l'exercice de la profession de marin et à la protection contre la pollution des eaux de mer ().

Réélu le à la tête de la liste d'Union des Indépendants et Paysans avec 37 281 voix sur 116 172 votants, Paul Antier dépose deux propositions de loi relatives à la lutte contre la tuberculose bovine et une autre tendant à amnistier les délits commis à l'occasion de conflits d'origine fiscale ().

En 1965, il est un temps envisagé qu'il soit candidat face au général de Gaulle lors de l'élection présidentielle, qui se tient au suffrage universel direct.

Opposé au changement de nom de la place de l'Étoile, Paul Antier mène la liste divers droite « Paris-Opposition » dans le 16e arrondissement de Paris aux élections municipales de 1971.

Décoration

Fonctions gouvernementales

(cf. aussi la liste des ministres français de la Marine marchande).

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