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évêque et saint breton

Maclou

Maclou

L’essentiel

date de naissance27 mars 520
date de mort15 novembre 621
occupationprêtre catholique
lieu de naissanceLlancarfan
lieu de mortArchingeay
fonctionévêque
Toutes les données de l’infobox 8
Date de naissance
inconnue
Lieu de naissance
Glamorgan, Galles
Date de décès
inconnue
Lieu de décès
Archingeay, Saintonge
Autres noms
Machutus, Maclovius, Malo, Maloù
Vénéré à
Évêché de Saint-Malo
Fête
15 novembre
Saint patron
diocèse de Pontoise

Saint Maclou ou saint Malo (Sant Maloù en breton), dit aussi Malo d'Aleth, encore appelé en latin Maclovius ou Machutus, est l'un des sept saints fondateurs légendaires de Bretagne continentale. Il serait né au VIe siècle dans l'actuel comté de Glamorgan, au pays de Galles, et serait mort à Archingeay (Saintonge) un entre 612 et 627 peut-être le . Il aurait été le premier évêque d'Aleth (actuellement Saint-Servan, ancienne commune aujourd'hui annexée à Saint-Malo en Bretagne).

Saint sauroctone (terrasseur de dragon), il est fêté le (Calendrier breton des saints). La ville de Saint-Malo est une étape du pèlerinage médiéval des sept saints de Bretagne appelé Tro Breiz (Tour de Bretagne).

Anthroponymie

Les plus anciennes mentions du nom du saint apparaissent en latin sous les formes Macutus et Maclovius. Maclovius est d’origine celtique. Il représente la combinaison de deux éléments attestés en vieux breton sous les formes mach « otage, gage » et lou « lumière, brillant, beau ». C'est l'équivalent exact du nom d'origine germanique Gislaberht, Giselberht, combinaison des éléments gisal- « otage » et -berht « brillant ».

Il est possible qu'il se soit produit une assimilation abusive entre le nom de Malo (Machu) et celui d'un des compagnons de saint Brendan (Mochua).

La vie de saint Maclou

Saint Maclou, ou Malo, ou MacloviusGravure d'Adriaen Collaert (v. 1560).
Saint Maclou, ou Malo, ou MacloviusGravure d'Adriaen Collaert (v. 1560).
Émile Bernard : Rociantour et les envoyés d'Aleth implorent de Childebert III le corps de saint Malo (1933, fresque dans l'église de Saint-Malo-de-Phily).
Émile Bernard : Rociantour et les envoyés d'Aleth implorent de Childebert III le corps de saint Malo (1933, fresque dans l'église de Saint-Malo-de-Phily).
Saint Maclou naviguant, statue en bois en l'église Saint-Maclou.
Saint Maclou naviguant, statue en bois en l'église Saint-Maclou.
Statue de saint Malo, chapelle des Sept-Saints à Erdeven. (Morbihan).
Statue de saint Malo, chapelle des Sept-Saints à Erdeven. (Morbihan).
4 images

Maclou (mort v. 620 ?), serait originaire du Gwent, au Pays de Galles. Disciple de saint Brendan à Llancarfan, il aurait accompagné son maître dans ses voyages en quête du Paradis terrestre. Les textes hagiographiques ou les vies du saint, rédigés en latin au IXe siècle, recèlent ainsi les plus anciennes versions de ce récit de navigation merveilleuse, qui relève d’un genre littéraire (immram) à succès dans la littérature des pays celtiques.

Appelé par Dieu à traverser la Manche pour s’exiler, il aborda sur l’île de Cézembre après sept années de navigation. Le premier miracle attribué au saint, relaté seulement dans sa première vita par Bili, met en scène un épisode où le saint capture un dragon, ou un très gros serpent mangeur d'hommes, et le chasse dans la mer, avant de faire jaillir une source miraculeuse dans la grotte du monstre. Après une expérience de syncellisme (vie érémitique) partagée avec saint Aaron à l’emplacement de Saint-Malo, en face de la cité d'Aleth (aujourd'hui Saint-Servan), présentée comme « désertée » par ses habitants, selon l’une de ses vies, Malo fut promu à la tête de l’évêché de la ville. Il organisa l’encadrement des populations autochtones par ses disciples et intervint miraculeusement dans le secteur de Corseul, ancien chef-lieu de la cité antique des Coriosolites. Cependant, des conflits fonciers le contraignirent à se réfugier auprès de l’évêque Léonce de Saintes. Rappelé à Aleth pour lever l’excommunication qu’il avait fulminée contre ses ouailles, il se retira ensuite à nouveau en Saintonge où il meurt. Ses reliques ont été rapatriées ultérieurement en Bretagne au prix de deux opérations successives commanditées par le clergé d’Aleth.

La diffusion du culte de ce saint au cours du Moyen Âge est la conséquence de la dispersion de ses reliques au Xe siècle, à la suite des invasions normandes (Paris, Montreuil, Bruges, Gembloux, Rouen, Pontoise, Conflans-Sainte-Honorine où l'église principale de la fin du XIe siècle lui est dédiée [Note: d'après, une charte retrouvée à la BNF, l'église de cette dernière cité dont le suzerain était l'évêque de Paris, serait de la fin du Xe siècle, ce qui correspondrait à l'arrivée des reliques de ce saint breton] etc.). Lors de la querelle métropolitaine qui opposa, du Xe au XIIe siècle, Tours et Dol-de-Bretagne, Malo a été porté au nombre des « sept saints » fondateurs de la Bretagne. Il faut attendre 1144-1146 pour que l’évêque Jean de Châtillon (dit Jean de la Grille) transfère son siège cathédral d'Aleth à l’île de Saint-Malo.

Reliques

Sous la menace des incursions de pirates normands en Bretagne, il fallut mettre à l'abri la châsse des reliques de saint Malo qui fut transportée vers 963-965 à Paris, par les soins de Salvator, évêque breton d'Alet (Saint-Malo), et de Junanus, abbé de Léhon, d'abord dans l'église Saint-Barthélemy de Paris, puis à l'abbaye Saint-Victor de Paris. Une partie fut ensuite transportée et vénérée à l'abbaye Saint-Saulve de Montreuil.

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