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commune française du département de l'Isère

La Morte

La Morte

L’essentiel

population143
superficie19,45km²
nature de l’élémentcommune française
paysFrance
altitude1 063m
localisation administrativecanton de Valbonnais
Toutes les données de l’infobox 19
Pays
France
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Département
Isère
Arrondissement
Grenoble
Intercommunalité
Communauté de communes de la Matheysine
Maire Mandat
Raymond Maslo 2026-2032
Code postal
38350
Code commune
38264
Gentilé
Mortillons
Populationmunicipale
143 hab. (2023 )
Densité
7,4 hab./km2
Altitude
Min. 1 063 mMax. 2 653 m
Superficie
19,45 km2
Type
Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine
Hors unité urbaine
Aire d'attraction
Hors attraction des villes
Départementales
Canton de l'Oisans-Romanche
Législatives
Quatrième circonscription
Site web
www.mairielamorte.fr

La Morte est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La station de ski de cette commune s'appelle l'Alpe du Grand Serre.

Géographie

Situation et description

La Morte appartient, géographiquement, à une aire appelée Matheysine. La commune est située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, au sud-est du département de l'Isère. La superficie de la commune est de 1 945 hectares et l'altitude varie de 1 063 à 2 653 mètres. Le village se trouve juste au nord-ouest du col de La Morte où est implantée la station de sports d'hiver de l'Alpe du Grand Serre.

La commune se trouve à 20 km au nord de Valbonnais, chef-lieu de canton, et à 33 km au sud-est de la préfecture, Grenoble. Elle se situe à 613 km de Paris.

Communes limitrophes

Géologie

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Alpes du nord » et « Alpes du sud ». Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 6,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 177 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lavaldens à 6 km à vol d'oiseau, est de 8,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 241,5 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 35 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le .

Hydrographie

Urbanisme

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Typologie

Au , La Morte est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante: forêts (42,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (15,7 %), prairies (11 %), zones agricoles hétérogènes (2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Morphologie urbaine

Hameaux, lieux-dits et écarts

Voies de communication

Jusqu'en 1938, il fallait passer par La Mure pour accéder à La Morte. Depuis 1938, une route nouvelle, la D 114, permet d'accéder directement de Séchilienne à La Morte.

Risques naturels

Histoire

Monuments aux Fusillés de La Morte.
Monuments aux Fusillés de La Morte.

Au XIIe siècle, quelques bergers vinrent se fixer à La Morte avec leurs troupeaux. Pour les attacher au sol, le dauphin Guigues V, le leur abandonna. En 1250, Guigues VII fixa les limites du territoire et l'albergea aux habitants (20 livres par an et 4 quintaux de fromage), acte confirmé par le dauphin Jean II en 1318. La communauté de La Morte fera partie du mandement de Vizille et dépendra des seigneurs de Vizille.

La Morte n'est pas une paroisse et dépend au Moyen Âge de Lavaldens. Et depuis la fin du XVIIe siècle de Moulin-Vieux (hameau de Lavaldens) où se trouvent l'église et le cimetière.

Aux XVe et XVIIe siècles, les habitants du mandement de La Mure, alors très déboisé, s'approvisionnaient en bois de construction et de chauffage dans les forêts de La Morte. Les habitants du lieu se plaignaient des agissements des Matheysins. Les sapins de La Morte étaient considérés d'une qualité nettement supérieure.

En 1250, le dauphin Humbert Ier permit à l'abbaye de Saint-Pierre d'Izeaux de faire paître ses troupeaux sur une partie de la montagne de Prévourey. Abusant de cette autorisation, l'abbaye envoya des troupeaux sur toutes les montagnes de la communauté qui s'en plaignit au dauphin. Les titres d'albergement disparus dans un incendie furent renouvelés en 1318, mais les discussions reprirent avec l'abbaye transférée à Beaurepaire. Un procès s'ensuivit et se termina pendant la Révolution à l'avantage de La Morte. 500 ans de vexations s'achevaient.

Des maquisards prennent les armes en 1944 et se cachent dans les montagnes des alentours, notamment autour du lac du Poursollet, dans la commune voisine de Livet-et-Gavet. Une intervention allemande, en , entraîne la mort d'un grand nombre de maquisards dont la plupart sont tués au combat ou fusillés. 8 d'entre eux seront exécutés par les soldats allemands au centre du village de La Morte le . Une stèle est depuis érigée sur les lieux de leur assassinat.

En 2014, La Morte a été élue capitale de la joie, à l’issue du concours internet promotionnel lancé par le groupe Mondelez France (propriétaire de marques de sucreries). Les internautes avaient jusqu’au pour voter entre Le Cercueil, Pleure, La Tombe, Penne, Soupir et La Morte. Le , des festivités ont été organisées, avec notamment un concert de Bénabar dans le stade de football.

Les Hospitaliers

Les habitants eurent aussi des démêlés avec l'hospice de La Mure au sujet de la montagne de Romayoux, enclavée dans celles de La Morte et ayant appartenu aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ils voulaient l'acquérir, mais elle fut cédée, malgré leur opposition, à l'hospice en 1805.

Politique et administration

La mairie en 2016.
La mairie en 2016.
École Publique de La Morte.
École Publique de La Morte.
2 images

Administration municipale

Élections de 2026

Depuis la loi du , le conseil municipal de Morte, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.

Une seule liste, menée par Raymond Maslo, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 66,52 %. Raymond Maslo est réélu maire le .

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Christople Poncet    
1794 1795 Pierre Clavel    
1796 1797 Christople Poncet    
1797 1800 Joseph Cret    
1800 1808 Antoine Clavel    
1808 1808 Joseph Cret    
1809 1815 Pierre Clavel    
1816 1817 Antoine Mazet    
1818 1820 Pierre André Poncet    
1819 1822 Jean Baptiste Moura    
1822 1827 Joseph Mistral    
1828 1828 Joseph Chamba    
1829 1832 Joseph Cret    
1832 1835 Jean Vincent    
1835 1838 Jean Carron    
1838 1840 François Poncet    
1841 1846 Jean Carron    
1846 1848 Jean Baptiste Borel    
1848 1865 Antoine Roux    
1865 1870 Joseph Cret    
1870 1876 Hippolyte Roux    
1876 1879 Pierre Antoine Clavel    
1880 1880 Pierre Hippolyte Poncet    
1881 1884 Michel Mourard    
1885 1887 Hippolyte Poncet    
1888 1892 Eugène Cret    
1893 1895 Hippolyte Poncet    
1896 1900 Hippolyte Vincent    
1900 1907 Eugène Bruyat    
1908 1911 Maurice Poncet    
1912 1919 Hippolyte Vincent    
1920 1925 Antoine Rostaing    
1925 1929 Michel Elie Mistral    
1929 1935 Félicien Roux    
1935 1972 Paul Mistral (fils) SFIO puis PS Sénateur de l'Isère de 1955 à 1981, et conseiller général du canton de Valbonnais (1945-1979)
1972 1983 Roger Fayolle DVG  
1983 1989 Louis Desmoullins DVD  
1989 2001 Roger Vincent DVD Restaurateur
2001 2012 Alain Mistral PS Conseiller général du canton de Valbonnais (2004-2015)
2012 2014 Guy Abonnel    
2014 en cours Raymond Maslo SE Réélu en 2026
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.

En 2023, la commune comptait 143 habitants, en évolution de +8,33 % par rapport à 2017 (Isère: +3,2 %, France hors Mayotte: +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
262187249343371318322298273
Évolution de la population  [ modifier], suite (1)
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
263270261253239238215215209
Évolution de la population  [ modifier], suite (2)
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
21623016616014911711811176
Évolution de la population  [ modifier], suite (3)
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
6769120142130140132155136
Évolution de la population  [ modifier], suite (4)
2019 2023 - - - - - - -
136143-------
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale.
(Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006.)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Équipements sportifs

La commune héberge la station de ski Alpe du Grand Serre sur son territoire.

Médias

La commune est située sur l'aire de diffusion de radio Ici Isère, une radio publique qui émet sur tout le territoire du département de l'Isère.

Cultes

Culture et patrimoine

Chapelle Sainte-Anne du Désert.
Chapelle Sainte-Anne du Désert.
Autel de la chapelle.
Autel de la chapelle.
maison de la Scie en 1905.
maison de la Scie en 1905.
Scierie Veysselier à La Morte en 1905.
Scierie Veysselier à La Morte en 1905.
Vue du Grand Serre depuis le hameau du Désert.
Vue du Grand Serre depuis le hameau du Désert.
Le Lac Claret.
Le Lac Claret.
La nouvelle route de La Morte (en 1938).
La nouvelle route de La Morte (en 1938).
L'Oisans vu depuis La Morte (route du Poursollet).
L'Oisans vu depuis La Morte (route du Poursollet).
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Lieux et monuments

  • La chapelle Sainte-Anne du Désert

Depuis le Moyen Âge, lorsque les pluies se faisaient rares, les habitants de La Morte organisaient des processions à travers la montagne du Grand Serre, la bannière en tête, afin de faire tomber la pluie.

Et souvent, la pluie arrivait pour arroser les pâturages…

Mais le curé de la paroisse officiait pour les messes, baptêmes, mariages et sépultures dans l'église de Moulin Vieux, sous le vocable de Saint-Antoine, succursale de la paroisse de Lavaldens.

Aujourd'hui, cette chapelle est un lieu de prières, où les habitants du village aiment se recueillir.

C'est devant cette chapelle que l'on passe pour atteindre le lieu-dit de Combe du Lacca, où des maisons étaient encore habitées il y a moins d'un siècle. Aujourd'hui la forêt a pris possession des pâturages.

Le hameau du Désert, le plus important hameau de La Morte, contemple Le Grand Serre qui culmine à 2 141 m d'altitude.

  • Le hameau de la Scie

C'est au pied de la cascade du torrent descendant des lacs de Prévourey et du Brouffier, qu'ont été construites, il y a plusieurs siècles, la maison où habitaient les familles Pourreau et Veysselier. La scierie était exploitée en ce temps-là par Antoine Veysselier, qui était également garde-chasse des forêts communales. Elle lui provenait de son père Hippolyte et Antoine Veysselier l'a transmise à son fils Eugène.

Aujourd'hui, ces bâtiments sont toujours habités, et la scierie possède encore sa turbine Pelton, ainsi que sa conduite d'arrivée d'eau, prise dans la cascade.

Personnalités liées à la commune

  • Paul Mistral 1872-1932: est né à La Morte le . Il était le fils de Hyppolite Mistral et de Julie Pauline Roux. Il est élu maire de Grenoble en 1919 et remplit cette fonction jusqu'à son décès en 1932. Il fut également député de l'Isère de 1910 à 1932. Il est le fondateur de la "cité-jardin" qui porte son nom en 1931.
  • Paul Mistral fils fut maire de La Morte pendant 37 ans, de 1935 à 1972. Il fut également sénateur de l'Isère et conseiller général du canton de Valbonnais.
  • Marius Roux-Renard, peintre provençal, séjourne à partir de 1908 dans le village et y peint plusieurs tableaux représentants les habitants et les paysages locaux. Il découvre La Morte par l'intermédiaire de son ami Georges Manquat et est initié à l'alpinisme par le guide du village et garde-chasse d'alors, Antoine Veysselier.

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Texte de Wikipédia, CC BY-SA 4.0 · Article source