factograf
FR
Se connecter

distribution Linux dédiée firewall

IPFire

IPFire
Toutes les données de l’infobox 12
Famille
Linux
État du projet
en développement constant
Dépôt
git.ipfire.org
Plates-formes
x86_64 ARM64
Entreprise /Développeur
Équipe IPFire
Licence
GPL
États des sources
Logiciel libre et open source
Dernière version stable
IPFire 2.29 - Core Update 205 (3 novembre 2026)
Méthode de mise à jour
Pakfire
Interface utilisateur par défaut
WebGUI
Gestionnaire de paquets
Pakfire
Site web
www.ipfire.org

IPFire est un firewall stateful destiné aux professionnels aussi bien qu'aux particuliers; il est basé sur Linux From Scratch, une distribution Linux construite entièrement à partir du code source (contrairement aux autres distributions Linux, qui fournissent des paquets pré-compilés), que l'on peut installer sur un PC même un peu âgé, en fonction de ses besoins. On peut considérer l'ensemble comme une « distribution à usage spécifique » ou « distribution dédiée ».

Description

IPFire est un firewall, faisant naturellement office de routeur. Il est construit sur une base Linux From Scratch et, à la différence des autres distributions Linux, n'a pas vocation — pour des raisons évidentes de sécurité — à être utilisé en tant que système d'exploitation « normal »; sa destinée est d'être installé sur un PC qui ne servira que de firewall / routeur et qu'on administrera, la plupart du temps, par le réseau; typiquement: à partir d'un navigateur web, vers le port du serveur de la WebGUI (WUI) ou d'une connexion SSH, à partir d'un terminal.

Concept

IPFire est la reprise, par une équipe de développeurs allemands, d'IPCop, pare-feu lui-même déjà basé sur Linux From Scratch, dont le développement a cessé en 2017.

L'un des concepts de base de cette distribution est la facilité d'utilisation, qui s'adresse principalement aux utilisateurs ayant peu de connaissances en administration des réseaux. Néanmoins, les développeurs ont veillé à ce que les administrateurs expérimentés disposent de toutes les options de configuration professionnelles.

Configuration requise

Au minimum:

  • processeur: depuis 2022, un processeur x86_64 ou ARM64 (et quelques autres), cadencé à une fréquence de 1GHz ou plus;
  • RAM: 1GB minimum pour une configuration de base, mais prévoir plus si l'on compte ajouter des add-ons et encore plus selon la taille du réseau;
  • HDD: un disque dur de 2GB minimum est requis, même si le système, en lui-même, nécessite seulement 200MB d'espace de stockage; pour une configuration « de confort », les développeurs préconisent plutôt 4GB minimum (à cause des journaux et des add-ons); N.B.:
    • IPFire supporte les disques de 3TB ou plus, de types IDE (PATA), SATA et SCSI. La plupart des contrôleurs RAID du marché sont également supportés.
    • On peut utiliser un disque SSD (pour l'installation du système d'exploitation et des add-ons) ce qui aura pour avantage de considérablement réduire les délais de lectures/écritures, mais avec l'inconvénient de la durée de vie relativement courte (7 ans en moyenne, mais beaucoup moins sur un firewall, en raison d'un grand « TBW » (« Terabytes written », soit nombre de Téraoctets écrits)) de ce type de disques et du MTBF (qui dépend directement du TBW).
  • NICs: Deux cartes ethernet sont indispensables pour une utilisation minimale (« WAN » + « LAN ») et quatre sont requises pour utiliser la totalité des possibilités d'IPFire:
    • une pour le réseau « RED » (la patte « WAN », raccordée au modem / routeur xDSL ou fibre optique connecté au FAI);
    • une deuxième, indispensable aussi, pour la connexion au LAN « GREEN » (la patte « LAN » du firewall, raccordée au(x) switch(es) du LAN);
    • une troisième, facultative, pour le réseau « BLUE », raccordée à un point d'accès Wi-Fi (ou à un switch, lui-même connecté à un AP (Access Point / point d'accès)), pour gérer les connexions au(x) réseau(x) WiFI à l'intérieur du réseau;
    • enfin, une dernière, facultative également, pour le réseau « ORANGE », dédié à la DMZ.

Système de base

Le système de base[Quoi ?] est doté des fonctionnalités suivantes:

  • serveur proxy avec filtre de contenu et fonctions de mise en cache pour les mises à jour (par exemple, les mises à jour Microsoft Windows, antivirus, etc.)
  • système de prévention d'intrusions (IPS) Suricata
  • VPN via IPsec et serveur OpenVPN
  • serveur DHCP
  • serveurs de noms avec mise en cache DNS (avec prise en charge de DNSSEC, dont DNS over TLS (DoT))
  • serveur de temps (NTP)
  • Wake-On-LAN (WOL) (réveil depuis le réseau local)
  • DNS dynamique (DynDNS, No-IP)
  • Qualité de service (QoS)
  • pare-feu stateful
  • fonctions de surveillance du système et analyse des logs
  • système de mises à jour des paquets sécurisée (chiffrée), fiable et facile à utiliser
  • filtrage GeoIP (depuis la version 2.17 - Core Update 90)
  • portail captif (depuis la version 2.19 - Core Update 115)
  • protection SYN flood, contre les DDoS (depuis , version 2.29 - Core Update 187)

Pakfire : le gestionnaire de paquets

Pakfire est un système complet — et spécialement développé — de gestion des paquets, à l'instar de ses homologues (APT pour Debian ou YUM pour RedHat, Fedora ou CentOS).

Ses fonctionnalités les plus importantes sont:

  • chiffrement: tous les paquets et les données transférées sont cryptés et signés numériquement par le serveur. Par conséquent, aucun paquet contrefait ne peut être installé;
  • miroirs: grâce au système de cryptage, on peut faire totalement confiance aux serveurs miroirs;
  • facilité et souplesse d'utilisation: l’installation des paquets est simple, avec sa propre interface graphique (WebGUI), mais si l'on préfère, on peut utiliser la CLI, par l'intermédiaire de SSH, dans un terminal.

Addons

IPFire offre une grande quantité d'add-ons, qui sont régulièrement mis à jour par PakFire.

En ), il y a 99 add-ons disponibles, parmi lesquels on trouve:

  • Une dizaine d'outils de surveillance, parmi lesquels:
    • NRPE: permet d’interagir avec le Nagios Remote Plugin Executor (NRPE) installé sur un serveur Nagios du LAN;
    • watchdog: redémarre le système en cas de détection d'un problème sérieux;
  • Enfin, il en existe également une petite dizaine d'autres, dédiés au multimédia[réf. nécessaire].

À lire ensuite

En 12 langues

Texte de Wikipédia, CC BY-SA 4.0 · Article source