Helen Elizabeth Clark, née le à Hamilton, est une universitaire, femme d'État et haute fonctionnaire internationale néo-zélandaise. Membre du Parti travailliste, elle est Première ministre de Nouvelle-Zélande de 1999 à 2008, puis administratrice du Programme des Nations unies pour le développement de 2009 à 2017.
Biographie
Jeunesse
Elle grandit dans une famille conservatrice d'agriculteurs de l'île du Nord.
Débuts en politique
Helen Clark s'engage en politique contre la guerre du Viêt Nam, puis est élue à la Chambre des représentants de Nouvelle-Zélande en 1981.
Première ministre
Élue à la tête du Parti travailliste en 1993, elle réussit à former une coalition à la suite des élections législatives de 1999 et devient ainsi Première ministre. Elle est reconduite en 2002 puis 2005. Elle est la seconde femme à occuper ce poste, ayant succédé à Jenny Shipley.
Helen Clark mène une politique progressiste. Parfois critiquée pour son apparence, elle souligne que « le problème en politique, c'est que l'on prête souvent plus d'attention à la manière dont les femmes sont habillées qu'à ce qu'elles disent ». En 2006, elle est classée comme la 20e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. En 2007, elle est classée 38e.
Républicaine, Helen Clark déclare en 2002 qu'il est selon elle « inévitable » que la Nouvelle-Zélande devienne une république dans un avenir proche. Son mandat est marqué par un certain nombre de mesures allant dans ce sens, dans le cadre de la politique de son gouvernement visant à renforcer l'identité nationale, comme l'abolition des recours devant le Conseil privé à Londres et la création de la Cour suprême de Nouvelle-Zélande, l'abolition des titres honorifiques de chevalier et de dame (restaurés en 2009) et l'abolition du titre de Queen's Counsel (remplacé par celui de Senior Counsel, restauré en 2012).
Sur la scène internationale, Helen Clark poursuit les efforts de l'INTERFET, force de défense des Nations unies sous commandement australien au Timor oriental devant mettre fin à la crise de 1999. Elle autorise l'envoi de troupes en Afghanistan en 2001, mais ne participe pas à la guerre d'Irak en 2003. Sous sa gouvernance, les Néo-Zélandais retournent au Timor lors de la crise timoraise de 2006.
Les élections législatives de 2008 voient la défaite des travaillistes face à la coalition menée par le Parti national (de centre droit).
Fonctions diplomatiques
Le , Helen Clark devient administratrice du Programme des Nations unies pour le développement, où elle a défendu la prise en compte des problématiques de l'Océanie. Reconduite dans ses fonctions en 2013, elle les quitte en 2017.
Le , elle annonce être candidate à la succession de Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies mais, à l'issue de l'élection, elle est largement devancée par le vainqueur António Guterres.
Vie privée
Son époux est Peter Davis, sociologue et professeur à l'université d'Auckland.
Résultats électoraux
Secrétariat des Nations unies
Chambre des représentants
| Année | Parti | Circonscription | Voix | % | Issue | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1975 | Travailliste | Piako | 4 074 | 23,8 | Battue | |
| 1981 | Mount Albert | 10 027 | 51,3 | Élue | ||
| 1984 | 12 231 | 56,7 | Élue | |||
| 1987 | 11 326 | 62,3 | Élue | |||
| 1990 | 7 914 | 43,5 | Élue | |||
| 1993 | 9 546 | 49,4 | Élue | |||
| 1996 | Owairaka | 16 686 | 51,2 | Élue | ||
| 1999 | Mount Albert | 18 982 | 64,4 | Élue | ||
| 2002 | 19 514 | 68,5 | Élue | |||
| 2005 | 20 918 | 66,6 | Élue | |||
| 2008 | 20 157 | 59,3 | Élue | |||
