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ville de Flandre-Occidentale, en Belgique

Dixmude

Dixmude

L’essentiel

population16 739
superficie149km²
nature de l’élémentcommune de Belgique, commune belge avec le titre de ville
paysBelgique
capitaleDixmude
chef de l'exécutifKoen Coupillie
localisation administrativearrondissement administratif de Dixmude
langue officiellenéerlandais
distinction reçuecroix de guerre 1914-1918
décrit parMeyers Konversations-Lexikon, 4e édition (1885–1890)
Toutes les données de l’infobox 18
Pays
Belgique
Région
Région flamande
Communauté
Communauté flamande
Province
Province de Flandre-Occidentale
Arrondissement
Dixmude
Bourgmestre
Lies Laridon (CD&V) (2013-24)
Majorité
CD&V, Idee (2019-2024)
SiègesCD&VIdeeN-VAsp.a-OpenVBGroen
25766411
Section
Code postal
Code INS
32003
Zone téléphonique
051
Population– Hommes– FemmesDensité
17 386 (2026)49,87 %50,13 %115,34 hab./km2
Pyramide des âges– 0–17 ans– 18–64 ans– 65 ans et +
(1er janvier 2026)18,05 %58,46 %23,49 %
Étrangers
5,49 % (1er janvier 2025)
Taux de chômage
4,52 % (2022)
Revenu annuel moyen
19 558 €/hab. (2021)
Superficie– Terr. non-bâtis– Terrains bâtis– Divers
150,74 km2 (2023)89,43 %3,6 %6,97 %
Site officiel
www.diksmuide.be

Dixmude est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande, chef-lieu d'arrondissement en province de Flandre-Occidentale. Elle compte environ 17 000 habitants.

Elle est située sur l'Yser et a été l'objet d'affrontements sanglants lors de la bataille du front de l'Yser en 1914, au cours de la Première Guerre mondiale. Elle a subi de graves dommages et a dû être entièrement reconstruite.

La commune a un caractère principalement agricole et offre de nombreux emplois dans cette région, Dixmude remplissant une fonction centrale dans les services et l'industrie. En tant que ville centrale, Dixmude exerce une certaine influence non seulement sur les sous-communes, mais aussi sur d'autres communes rurales du Westhoek.

Dixmude est connue sous le nom de « Ville du beurre », en référence au commerce florissant des produits laitiers, qui fut pendant des siècles l'un des principaux piliers de la prospérité de la ville.

Histoire

Plan de Dixmude en 1649 par J. Blaeu.
Plan de Dixmude en 1649 par J. Blaeu.

Les origines médiévales

Au IXe siècle, une colonie de Frisons nommée Dicasmutha était installée à l'embouchure d'un ruisseau près de l'Yser. Les incursions des Vikings venus du Danemark y ont fait des ravages.

Au Xe siècle, une chapelle et une place du marché étaient présentes. La charte de la cité fut proclamée deux siècles plus tard, et une fortification construite en 1270. L'économie était déjà basée sur l'agriculture, notamment les produits laitiers et le lin.

Les temps modernes

Du XVe siècle à la Révolution française, Dixmude fut marquée par les guerres entre les Pays-Bas, la France, l'Espagne et l'Autriche, et connut un déclin de son activité.
En 1647, durant la guerre de Trente Ans, la ville fut assiégée par les troupes françaises commandées par le maréchal Josias Rantzau. Quatre cents Gardes françaises, chargés d'attaquer une demi-lune de Dixmude, s'élancent au signal, et renversent les palissades, gravissent le talus de l'ouvrage et en chassent l'ennemi qui est encore contraint d'abandonner les deux demi-lunes voisines. Les assiégés sont alors poussés si brusquement au-delà du fossé que quelques Gardes, passant pêle-mêle avec eux sur un petit pont fait de deux planches qui répondait à une fausse-porte, pénètrent jusque dans la ville qui capitule le lendemain, .

Les troupes des Pays-Bas espagnols vont reprendre la ville aux Français en : le gouverneur des Pays-Bas (Léopold-Guillaume de Habsbourg) va recevoir en mains propres la reddition de la ville.

Le XIXe siècle fut plus paisible et prospère.

La Première Guerre mondiale

Au début de la Première Guerre mondiale, les troupes allemandes passent la frontière belge près d'Arlon, et traversent rapidement le pays dans le but de capturer les ports français de Calais et Dunkerque. Lorsque l'armée allemande arrive aux environs de Dixmude en octobre 1914, les Belges ont inondé la région en ouvrant les écluses de l'Yser. Le fleuve devient une ligne de front. La ville est attaquée une première fois le , ce qui marque le début de la bataille de l'Yser. Le colonel Alphonse Jacques dirige les troupes qui retardent les Allemands (bien supérieurs en nombre) dans la course à la mer. Ultérieurement ce militaire est anobli, Baron Alphonse Jacques de Dixmude. La brigade de fusiliers marins de l'amiral français Ronarc'h et ses 6 500 Bretons âgés d'à peine 17 ans participent également jusqu'à la fin du mois d' à cette défense héroïque de Dixmude. La moitié de la jeune troupe française périt dans les combats.

À la fin des combats, la ville est en ruine. Elle est reconstruite durant les années 1920.

La commune a été décorée le de la croix de guerre 1914-1918.

La Seconde Guerre mondiale

En la ville de Dixmude subit de lourds bombardements. Des combats ont lieu le 28 et , la défense de la ville est assurée par les Français du 241e RI (le bourg) et 270e RI (secteur Pervyse) ainsi qu'une compagnie motorisée anglaise. Les alliés font sauter les ponts et écluses.

Géographie

Sections de Dixmude et voisines. Les zones en jaune représentent les agglomérations.
Sections de Dixmude et voisines. Les zones en jaune représentent les agglomérations.

À la fin du IVe siècle se produisit la deuxième transgression de Dunkerque, submersion marine de la zone côtière. La mer pénétra à l'intérieur du pays, principalement par l'embouchure de l'Yser, jusqu'à Dicasmutha, future Dixmude, où se sont développés alors de petits îlots humains.

Aujourd'hui en pleine campagne, dans la région du Westhoek, Dixmude se situe à une vingtaine de kilomètres de la côte.

La ville de Dixmude est composée de 15 communes fusionnées, ce qui en fait la plus grande commune de Flandre-Occidentale. Après un doublement de sa superficie en 1924 avec l'annexion d'une partie de Esen, une première fusion en 1965 intégra les communes de Kaaskerke et Esen à Dixmude. Les agglomérations de Kaaskerke et Dixmude forment un ensemble continu, et le centre de Dixmude s'étend également sur le territoire de Esen. Une nouvelle vague fusionna plusieurs communes environnantes: Keiem fut annexée par Beerst, Pervijze intégra Lampernisse, Oostkerke et Stuivekenskerke, et Oudekapelle, Nieuwkapelle et Sint-Jacobskapelle formèrent une nouvelle commune nommée Driekapellen. Woumen dut céder Jonkershove à Houthulst. Enfin, en 1977, les six communes de Beerst, Driekapellen, Leke, Vladslo, Woumen et Pervijze devinrent des sections de Dixmude.

Le centre de Dixmude se trouve au bord de l'Yser et est la section la plus étendue de la commune. Les autres sections sont répartis sur le large territoire de la commune.

Sections de la commune

# Section Superf.
(km2)
Habitants
(2025)
Habitants
par km2
Code INS
1 Dixmude (I) 5,83 6 394 1 097 32003A0
2 Esen (II) 14,02 1 633 116 32003A1
3 Kaaskerke (III) 8,79 480 55 32003A2
4 Beerst (IV) 11,79 1 616 137 32003B
5 Keiem (VII) 12,96 1 326 102 32003C
6 Leke (VI) 10,86 1 295 119 32003D
7 Vladslo (V) 17,57 1 250 71 32003E
8 Woumen (XV) 13,83 1 335 97 32003F
9 Nieuwkapelle (XIV) 7,96 416 52 32003G
10 Oudekapelle (XII) 5,14 123 24 32003H
11 Saint-Jacques-Capelle (XIII) 4,80 94 20 32003J
12 Oostkerke (XI) 3,87 267 69 32003K
13 Lampernisse (X) 13,74 158 11 32003L
14 Pervijze (IX) 12,26 811 66 32003M
15 Stuivekenskerke (VIII) 7,33 127 17 32003N

Communes limitrophes

La commune de Dixmude jouxte les sections et communes suivantes:

Héraldique

La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le . À l'origine, elles avaient été octroyées en 1819 et confirmées en 1869. L'explication n'a pas été trouvée.
Blasonnement: Fascé d'or et d'azur de huit pièces. L'écu sommé d'une couronne murale d'or à cinq tours.
Source du blasonnement: Heraldy of the World.



Démographie

Évolution démographique: Avant la fusion de 1977

Source: NIS - Remarques: de 1806 à 1970=population au 31 décembre; 19776= population au 31 décembre

  • 1924: annexion d'une partie de Esen (+300 habitants)
  • Fusion de 1965: annexion de Esen et Kaaskerke (+2 423 habitants)

Évolution démographique: Commune fusionnée

Graphe de l'évolution de la population de la commune (la commune de Dixmude étant née de la fusion des anciennes communes de Dixmude, Beerst, Esen, Kaaskerke, Keiem, Lampernisse, Leke, Nieuwkapelle, Oostkerke, Oudekapelle, Pervyse, Sint-Jacobskapelle, Stuivekenskerke, Vladslo et Woumen, le tableau ci-après intègrent les données de toutes les anciennes communes devenues sections de la nouvelle entité en 1977).

  • Source: DGS - Remarque: 1831 jusqu'à 1981=recensement; depuis 1990=nombre d'habitants chaque 1er janvier
Nombre d'habitants de 1992 à nos jours (au 1er janvier)
Évolution démographique
Année Population Évolution 1992=index 100
1992 15 273 100,0
1993 15 366 100,6
1994 15 385 100,7
1995 15 319 100,3
1996 15 245 99,8
1997 15 353 100,5
1998 15 394 100,8
1999 15 494 101,4
2000 15 443 101,1
2001 15 465 101,3
2002 15 480 101,4
2003 15 494 101,4
2004 15 558 101,9
2005 15 636 102,4
2006 15 733 103,0
2007 15 764 103,2
2008 16 004 104,8
2009 16 147 105,7
2010 16 275 106,6
2011 16 365 107,1
2012 16 432 107,6
2013 16 520 108,2
2014 16 542 108,3
2015 16 515 108,1
2016 16 551 108,4
2017 16 719 109,5
2018 16 739 109,6
2019 16 743 109,6
2020 16 843 110,3
2021 16 815 110,1
2022 16 926 110,8
2023 17 174 112,4
2024 17 228 112,8
2025 17 337 113,5
2026 17 386 113,8
 

Patrimoine

Le clocher de l'église Saint-Nicolas, derrière l’hôtel de ville et son beffroi.
Le clocher de l'église Saint-Nicolas, derrière l’hôtel de ville et son beffroi.
La Pietà de l’église Saint-Nicolas
La Pietà de l’église Saint-Nicolas
Le béguinage de Dixmude
Le béguinage de Dixmude
Le Boyau de la Mort, et son monument aux morts
Le Boyau de la Mort, et son monument aux morts
4 images
  • La première pierre de l'hôtel de ville, sur la place du marché, fut posée en 1428. En 1567 et 1572, de grands travaux y furent menés. Sur une toile de Hacke de 1716, on distingue une cour intérieure et un petit clocher. La construction du troisième hôtel de ville dans un style néogothique se déroula entre 1875 et 1880 selon les plans de l'architecte brugeois Louis de la Censerie, mais pour la reconstruction (1923) après la Première Guerre mondiale, les architectes se basèrent sur les caractéristiques architecturales de la Renaissance flamande. Le nouveau beffroi, symbole flamand et médiéval de la liberté de la commune, fut érigé dans la cour.
  • L’église Saint-Nicolas (Sint-Niklaaskerk) est une église gothique située au centre de la ville, derrière l'hôtel de ville. Elle fut détruite pendant la Première Guerre mondiale, puis reconstruite dans un style gothique primitif selon un plan du XIVe siècle. La flèche du clocher, du XVIIIe siècle, retrouva également sa forme originelle. En , l'église fut à nouveau détruite par un incendie. Le bâtiment actuel est donc le résultat de la restauration de 1945. À cause de ces différentes destructions, l'église possède un intérieur sobre mais riche d'œuvres récentes respectant le style ancien. Ainsi la Pietà (ou Nood God) est l'œuvre d'art la plus expressive de l'église. La Mater Dolorosa agenouillée, un voile noir sur la tête, serre contre elle le corps sans vie de son fils. L'artiste O. Sinia n'a pas choisi un thème nouveau. Le motif est très ancien et l'un des plus courants de la fin du Moyen Âge. Le bronze est l'œuvre des frères Minne de Gand. Derrière la Pietà de bronze, sept toiles, réalisées à l'huile par le père gantois Andreas Bosteels, représentent les douleurs de Marie.
  • Le béguinage de Dixmude (XIIIe siècle) est l'un trois béguinages de Flandre-Occidentale, avec ceux de Bruges et Courtrai. À la construction des fortifications, il se trouva à l'intérieur des murs. Le canal d'Handzame (Handzamevaart) permit aux béguines de gagner leur vie par des activités de lavage, de blanchissage et la réalisation d'ouvrages de laine, de lin et de draps. Elles apportaient également des soins aux malades et réalisaient des dentelles aux fuseaux. Sous l'administration française, une partie du béguinage fut aménagée en caserne de gendarmerie. En 1914, le Béguinage sombra devant la violence de la guerre et ses habitants disparurent définitivement. Le site fut reconstruit dans son style originel. Il reçut un rôle social, d'abord comme maison de repos, et depuis 1990 comme habitat pour personnes mentalement handicapées. La cour intérieure donne sur la chapelle reconstruite et son vitrail réalisé à l'atelier de A. Mestdagh de Gand, en collaboration avec le concepteur Harold Van de Perre.

Transports

Personnalités liées à la commune

Hommages

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