L'origine du nom Ans n'est pas tout à fait claire. Le toponyme d'Ans se serait formé sur l'anthroponyme franc Anso ou sur le gentilice gallo-romain Antius. Une autre hypothèse donne une origine germanique ː Ans[uz], qui désignerait une hauteur sacrée.
Géographie
Localisation
La ville est située dans l'est de la Belgique, au nord de la province de Liège, sur l'axe de communication entre Liège en Région wallonne et Saint-Trond en Région flamande. Le centre urbanisé est situé autour de la route européenne 25, qui crée une enceinte autour de la ville.
Ans se trouve à 6,6 km du centre de Juprelle; à 2,1 km du centre de Saint-Nicolas; à 2,7 km du centre de Grâce-Hollogne; et à 5,7 km du centre d'Awans (distances orthodromiques des villes et communes limitrophes d'Ans).
Avec une superficie de 2 335 hectares, Ans est moins étendue que les communes voisines que sont Juprelle, Liège, Grâce-Hollogne et Awans, mais davantage que Saint-Nicolas, commune la moins étendue de la Région wallonne, et a une surface équivalente à celle de Herstal.
Le territoire d'Ans se divise d'un point de vue hydrographique en deux parties sensiblement égales, l'une vallonnée rattachée à la vallée de la Meuse constitue le bassin de la Légia, l'autre à peine ondulée rattachée au plateau hesbignon appartient au bassin du Geer. La séparation entre ces deux bassins culmine au minimum à 190 mètres d'altitude.
La partie mosane a été exploitée pour son sous-sol houiller, la partie hesbignonne pour son sol fertile.
Démographie
Démographie: Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population
Démographie: Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.
Source: DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier
Nombre d'habitants de 1992 à nos jours
Évolution démographique
Année
Population
Évolution 1992=index 100
1992
27 571
100,0
1993
27 751
100,7
1994
27 773
100,7
1995
27 781
100,8
1996
27 600
100,1
1997
27 648
100,3
1998
27 577
100,0
1999
27 642
100,3
2000
27 528
99,8
2001
27 483
99,7
2002
27 587
100,1
2003
27 493
99,7
2004
27 397
99,4
2005
27 350
99,2
2006
27 322
99,1
2007
27 416
99,4
2008
27 546
99,9
2009
27 759
100,7
2010
27 638
100,2
2011
27 634
100,2
2012
27 769
100,7
2013
28 103
101,9
2014
28 285
102,6
2015
28 263
102,5
2016
28 159
102,1
2017
28 314
102,7
2018
28 238
102,4
2019
28 373
102,9
2020
28 598
103,7
2021
28 503
103,4
2022
28 625
103,8
2023
28 764
104,3
2024
28 989
105,1
2025
29 110
105,6
2026
29 268
106,2
Historique
À la fin du VIIe siècle ou au début du VIIIe siècle, le village d'Ans devient la propriété de l'évêché de Liège. En 705, l'évêque Lambert de Liège est assassiné, pour une raison qui demeure incertaine. Certains historiens en attribuent la responsabilité à Alpaïde d'Avroy, maîtresse de Pépin de Herstal et mère de Charles Martel. Ce serait à Bolsée, un hameau près de Ans et Glain, que l'assassinat aurait été fomenté par Alpaïde et ses frères. La raison en serait la désapprobation de l'union entre Pépin de Herstal et Alpaïde par l'évêque Lambert.
Ans s'est développé à proximité de la source de la Légia. Cette rivière a permis une vie économique prospère au village grâce aux moulins qui ont été construits le long de son lit. La réputation de ces moulins a valu à Ans le nom de Ans-et-Mollins à partir du XIIe siècle.
Historiquement, le centre du village se situait au niveau de la place Nicolaï, à flanc de côte vers la Hesbaye, mais l’établissement de la gare d'Ans en 1838 a suscité un développement de la commune sur le plateau.
La commune d'Ans a été créée le , de la scission de l'ancienne commune Ans-et-Glain qui avait été créée en 1795.
Bordant la ville de Liège, Ans connut un passé charbonnier. La houille fut exploitée dès le XIIIe siècle et la commune compta jusqu'à 4 charbonnages.
Industrielle, commerçante, rurale ou résidentielle, la commune aux multiples visages a vu également l'arrivée de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège de 1992 à 2018.
Depuis 1999, Ans est jumelée avec l'association « Pays d’Ans » dans le Périgord. Cette association regroupe six municipalités qui portent toutes la désinence d'Ans: Badefols-d'Ans, La Boissière-d'Ans, Chourgnac d’Ans, Granges-d'Ans, Sainte-Eulalie-d'Ans et Saint-Pantaly-d'Ans.
Une histoire commune rassemble les deux régions.
Au XIVe siècle, le seigneur de Hautefort-en-Périgord, suzerain de toute la région, aurait marié une de ses filles à un Seigneur d’Ans en Belgique (les Flandres à l’époque). Elle lui apporta, en dot, des territoires dont plusieurs villages portent aujourd’hui encore le nom d’Ans.
Ans possède trois cimetières, celui d'Ans-Ouest situé rue de l'Ouest, celui d'Ans-Bolsée situé rue des Forges et celui d'Ans-Égalité située rue de l'Égalité. Divers personnalités comme Henriette Brenu, Dominique D'Onofrio ou Martial Lekeux y sont inhumées.