factograf
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commune française du département de la Seine-Maritime

Fécamp

Fécamp

L’essentiel

population17 313
superficie15,07km²
nature de l’élémentcommune française
paysFrance
altitude14m
chef de l'exécutifMarie-Agnès Poussier-Winsback
Toutes les données de l’infobox 20
Pays
France
Région
Normandie
Département
Seine-Maritime
Arrondissement
Le Havre
Intercommunalité
CA Fécamp Caux Littoral Agglomération(siège)
Maire Mandat
David Roussel 2026-2032
Code postal
76400
Code commune
76259
Gentilé
Fécampois
Populationmunicipale
17 313 hab. (2023 )
Densité
1 149 hab./km2
Population unité urbaine
19 006 hab. (2023)
Altitude
Min. 0 mMax. 125 m
Superficie
15,07 km2
Type
Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine
Fécamp (ville-centre)
Aire d'attraction
Fécamp (commune-centre)
Départementales
Canton de Fécamp(bureau centralisateur)
Législatives
9e circonscription de la Seine-Maritime
Site web
https://www.ville-fecamp.fr/

Fécamp est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. Ancien port morutier sur le littoral du pays de Caux, la commune est située à environ 40 km au nord du Havre.

Géographie

L'une des entrées de la commune.
L'une des entrées de la commune.
L'entrée du port, la plage et la falaise.
L'entrée du port, la plage et la falaise.
Fécamp vue de la route du Phare.
Fécamp vue de la route du Phare.
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Fécamp.
4 images

Localisation

Fécamp se trouve dans la valleuse de la Valmont, au cœur du pays de Caux, sur la côte d'Albâtre.

Elle est la ville-centre de l'aire d'attraction de Fécamp, de son aire urbaine ainsi que de son bassin de vie, et se trouve dans la zone d'emploi du Havre.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Colleville, Épreville, Ganzeville, Saint-Léonard, Senneville-sur-Fécamp, Tourville-les-Ifs et Toussaint.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 15,07 km2. Son altitude varie de 0 à 125 mètres.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la rivière de Valmont, le ruisseau de Ganzeville et divers autres petits cours d'eau.

La rivière de Valmont, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Valmont et se jette dans la Manche sur la commune, après avoir traversé trois communes. Les caractéristiques hydrologiques de la Valmont sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 2,77 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 10,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 15,7 m3/s, atteint le même jour.

Sept plans d'eau complètent le réseau hydrographique, dont 5 sur la commune de Fécamp, les no: 2 (1,43 ha), 4 (1,58 ha), 5 (1,32 ha), 6 (1,55 ha), 7 (1,49 ha); l'étang de l'Épinay (3,16 ha) et celui du Nid du Verdier (3,26 ha).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an); forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 814 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Octeville-sur-Mer à 29 km à vol d'oiseau, est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 790,7 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le .

Urbanisme

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Typologie

Au , Fécamp est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.

Elle appartient à l'unité urbaine de Fécamp, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre.

Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fécamp, dont elle est la commune-centre. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants.

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (37,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (32,2 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante: zones urbanisées (28,1 %), forêts (20 %), terres arables (17,7 %), zones agricoles hétérogènes (9,5 %), prairies (9,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), eaux continentales (1,6 %), zones humides côtières (1 %).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 10 793, alors qu'il était de 10 735 en 2016 et de 10 638 en 2011.

Parmi ces logements, 85,1 % étaient des résidences principales, 6 % des résidences secondaires et 8,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 48,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 51,3 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Fécamp en 2021 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (6 %) supérieure à celle du département (4,1 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Fécamp en 2021.
Typologie Fécamp Seine-Maritime France entière
Résidences principales (en %) 85,1 88 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 6 4,1 9,7
Logements vacants (en %) 8,9 7,9 8,1

Toponymie

Le nom de « Fécamp » est attesté en latin médiéval dans l'expression super fluvium Fiscannum en 875, puis Fiscannus en 990.

Les formes les plus anciennes sont sans rapport avec l'étymologie savante Fici campus « champ du figuier », souvent invoquée à propos de la ville et dont s'inspire la graphie actuelle de Fécamp avec un -p final.

L'évolution du nom en *Fescan > *Fécan procède régulièrement du gallo-roman *Fiscannu. Il s'agit vraisemblablement du nom d'origine de la rivière de Valmont (sans autre nom ancien) comme le montre la mention de 875 dans la charte de Charles le Chauve super fluvium Fiscannum « sur la rivière Fécam(p) ». En outre, le même processus de transfert d'un nom de rivière à un nom de lieu s'observe à plusieurs reprises en Seine-Maritime (cf. Eu, Dieppe, etc.) et ailleurs. Curieusement, les formes Fiscamnum monasterium au VIIe siècle (M.G.H. Passiones, t. V p. 337) et Ad Fiscamnum en 833 (Gesta, 111) ne sont pas prises en compte par François de Beaurepaire. Le premier élément Fisc- représente vraisemblablement le vieux bas francique *fisk « poisson ».

L'explication plus ancienne d'Auguste Longnon par le latin classique fiscus au sens de « domaine du fisc » n'est pas reprise par Albert Dauzat. En revanche, ce dernier range Fescamps (Somme, sans forme ancienne) parmi les noms de type Fêche-l'Église, Fesches-le-Châtel, etc. sous la rubrique Feissal relevant du latin fiscus « trésor royal », reprenant en cela l'explication de Longnon. Ernest Nègre se fonde sur les propos des précédents et exclut, comme le second, Fécamp de cette série qui remonterait au latin fiscus.

En effet, Auguste Longnon voit dans Fécamp un *Fisci campus mot-à-mot « champ du fisc », explication contredite par les formes anciennes et à ce titre exclue par les toponymistes cités ci-dessus. On note, par ailleurs, que le terme fisque « fisc » n'est pas attesté avant le XIIIe siècle en français et est un emprunt au latin classique.

Albert Dauzat pose donc un *fisk-hafn d'après la proposition de Hermann Gröhler, basé sur le germanique fisk « poisson » et hafn « port », explication reprise partiellement par François de Beaurepaire qui analyse le premier élément comme remontant effectivement au germanique fisk « poisson ». Ernest Nègre reprend en fin de compte l'hypothèse d'Albert Dauzat et considère l'élément -annum / -annus comme une altération du germanique hafn « port de pêche ». Leur théorie est sans doute motivée par l'évolution, pour eux anormale, de -an(n)u (-an(n)um) en -an, alors qu'on attendrait -ain en français, cependant cette évolution s'observe en ancien normand selon René Lepelley, sans compter l'attraction analogique du mot camp « champ » cf. toponymes régionaux en -camp, dont Réalcamp (Seine-Maritime). François de Beaurepaire ne retient pas la proposition d'A. Dauzat (reprise plus tard par E. Nègre) en ce qui concerne la nature du second élément -amp, mais n'en donne aucune explication.

Remarque: Un nom de rivière identique est attesté en France avec la Fresquel, affluent de l'Aude, qui est un ancien Fiscanum également et dont le second élément ne peut pas être le germanique hafn « port », cette rivière étant petite et soumise à d'importantes variations du niveau d'eau. En revanche, l'élément Fisc- est dans ce cas tout à fait compatible avec une origine wisigothique (gotique: 𐍆𐌹𐍃𐌺𐍃, fisks « poisson »). Des noms de rivières similaires existent en Italie avec la Fisca (it), torrent du bassin du Pô, et en Allemagne dans les nombreux Fischach, Fischbach, etc..

Le gentilé est Fécampois.

Histoire

Photographie ancienne de la place des Hallettes et de la rue des Forts.
Photographie ancienne de la place des Hallettes et de la rue des Forts.
Vieille maison de la rue Arquaise à Fécamp, datant du XVe siècle.
Vieille maison de la rue Arquaise à Fécamp, datant du XVe siècle.
Photographie ancienne de la gare de Fécamp.
Photographie ancienne de la gare de Fécamp.
Photographie ancienne des halles de Fécamp.
Photographie ancienne des halles de Fécamp.
Fécamp, vue générale vers 1914.
Fécamp, vue générale vers 1914.
Grisette de Fécamp, lithographie de 1821 représentant une jeune ouvrière élégante.
Grisette de Fécamp, lithographie de 1821 représentant une jeune ouvrière élégante.
Symphonie amicale de Fécamp Rataplan. Revue locale 1913. Julie (Séverin Lair) et sa mère (madame Sylvia Bocquet). Photographie de L. Jourdain, Fécamp.
Symphonie amicale de Fécamp Rataplan. Revue locale 1913. Julie (Séverin Lair) et sa mère (madame Sylvia Bocquet). Photographie de L. Jourdain, Fécamp.
La Belle Poule rentrant au port.
La Belle Poule rentrant au port.
L'Étoile toutes voiles dehors.
L'Étoile toutes voiles dehors.
Le Marité aux couleurs de la Normandie.
Le Marité aux couleurs de la Normandie.
Robert Antoine Pinchon, Barques, Fécamp, 1930, huile sur toile, 98 × 63 cm.
Robert Antoine Pinchon, Barques, Fécamp, 1930, huile sur toile, 98 × 63 cm.
Robert Antoine Pinchon, Le port de Fécamp, huile sur toile, 60 × 73 cm.
Robert Antoine Pinchon, Le port de Fécamp, huile sur toile, 60 × 73 cm.
12 images

Protohistoire

Un oppidum (agglomération fortifiée gauloise) est établi au lieu-dit Côte du Canada, au sud-est de la ville actuelle. On peut y voir les restes des fortifications édifiées vers le milieu du Ier siècle av. J.-C., notamment ceux d'un rempart de type belge. Ce type de rempart est aujourd'hui appelé « Type Fécamp ».

Antiquité

Durant l'époque gallo-romaine, une voie reliant Fécamp à Étretat passait à l’actuel lieu-dit du Fond Pitron. L'actuelle route départementale RD 940 a repris le tracé de cette voie romaine.

En 1852, l'abbé Cochet met au jour un cimetière gallo-romain au niveau des quartiers de la Vicomté.

Une sépulture féminine, qui a pu être datée à partir de la découverte sur le site d'une silique d'Eugène (392-394), a été découverte en 1872, à l’ancien emplacement du couvent des capucins ou plus exactement un espace compris actuellement entre les rues Louis-Pasteur, Léon-Degenetais, Charles-le-Borgne et Jules-Ferry. D'après le mobilier, il s'agirait de la tombe d'une femme de l'aristocratie germanique que les archéologues ont surnommée « sépulture des Capucins ». L'hypothèse de la présence d'une garnison germanique installée par le pouvoir romain dans le cadre du Litus Saxonicum a été avancée.

Moyen Âge

Au VIIe siècle, saint Léger (en latin Leodegarius, du germanique Leudegari, cf. les leudes du roi des Francs) est déporté à Fécamp, est accueilli dans le premier monastère qui était alors une abbaye aux dames. On dit qu'il y recouvra la parole. Autour du palais ducal roman, des témoignages de l'époque carolingienne ont été retrouvés (monnaies et fondations de deux chapelles).

Au IXe siècle, les Vikings détruisent le monastère lors d’un raid et il est dit que les nonnes se sont mutilées volontairement le visage, pour échapper au « déshonneur ». Après 911 et le traité de Saint-Clair-sur-Epte, la région autour de Fécamp devient une zone d'implantation massive des Nortmanni comme le prouve la toponymie. Cette présence massive des Anglo-danois pourrait expliquer l'intérêt que portent les premiers ducs à la ville, somme toute modeste par rapport à Rouen et aux villes épiscopales du duché de Normandie. Ce sont peut-être Guillaume Longue-épée, qui s'y installe dès 932, ou son fils, Richard Ier de Normandie, qui commencent à fortifier la ville.

Fécamp est la ville natale des ducs de Normandie Richard Ier qui y meurt le et Richard II qui y meurt le . En 1963, fut découvert un trésor de pièces de monnaie essentiellement franques et anglo-saxonnes, mais aussi originaires de la Méditerranée, illustrant la circulation de la monnaie dans le nouveau duché. Il aurait été enterré vers 970-980, d'après la pièce la plus récente.

Richard Ier de Normandie, dit sans peur, y est né en 933, environ cent ans après les premières destructions commises par ses ancêtres vikings (851). Richard Ier fait reconstruire une église, mais c'est son fils Richard II de Normandie dit le bon qui fit venir Guillaume de Volpiano pour refonder une abbaye, à savoir: l'abbaye de la Trinité de Fécamp, selon la règle bénédictine en usage à Cluny. À l'origine, Richard fit appel à Maïeul, l'abbé de Cluny, mais ce dernier aurait refusé au motif qu'il n'irait pas chez les pirates. L'église abbatiale de la Trinité est construite une première fois en style roman avec la pierre blonde de Caen et la pierre de Fécamp. Elle est consacrée en 1106 par l'archevêque de Rouen Guillaume Bonne-Âme. Sous les Plantagenêt, le scriptorium de Fécamp produit de nombreux manuscrits enluminés. Les reliques du Précieux Sang, une sorte de Saint-Graal vont attirer pécheurs et pèlerins et contribuer à faire de cette abbaye bénédictine la plus opulente de Normandie, à l'origine de ce dicton: « De quelque côté que le vent vente, l'abbaye de Fécamp a rente ». À la suite d'un terrible incendie en 1168, on entreprend la reconstruction de l'abbatiale en style gothique.

C'est du port de Fécamp que Robert Ier de Normandie rassembla une puissante armée et prit la mer afin d'envahir l'Angleterre afin de remettre sur le trône, Édouard et Alfred, fils d'Ethereld, chassés par le roi Knud en 1016. C'est à Fécamp que Robert le Magnifique, avant de partir en pèlerinage à Jérusalem, réunit une assemblée des évêques et des grands du duché le , et qu'il demanda à tous de jurer fidélité à son jeune fils Guillaume et seul héritier, ce qu'ils firent tous sans broncher.

Au début du XIIIe siècle, l'église est achevée sous l'abbatiat de Raoul d'Argences. En 1202, Jean sans Terre accorde un régime communal à Fécamp. Peu de temps après, la ville est annexée au royaume de France par Philippe Auguste.

Avec la reprise des hostilités entre le royaume de France et d'Angleterre lors de la seconde phase de la guerre de Cent Ans, en 1410, les Anglais envahissent et incendient la ville, puis l'occupent, y maintenant une garnison. Henri V débarque à Chef-de-Caux en ; le , il est à Fécamp avant de rejoindre Azincourt. En 1419, la ville qui luttait encore contre les troupes d'Henri V capitule après la chute de Rouen le . La ville de Fécamp est placée sous l'autorité et la garnison de John Fastolf qui lève l'impôt à son gré sur le pays de Caux. La mort du régent Bedford (Jean de Lancastre) le donne aux Normands rebelles l'occasion de se révolter. Le , un chef de bande, Charles des Maretz, prend d'assaut la ville de Dieppe et la libère de l'occupation anglaise. Soutenus par des petits seigneurs et par des détachements français aux ordres de la Hire, les paysans se soulèvent amenant la libération de Fécamp et d'Harfleur. S'ensuit une riposte anglaise; les paysans sont massacrés et les villes reprises à l'exception d'Harfleur qui résistera jusqu'en 1447 et Dieppe, que les Anglais ne pourront jamais enlever. En 1449, la ville est libérée de l'occupation anglaise, tout comme Rouen.

Temps modernes

Lors des guerres de Religion, le capitaine Henri Goustimesnil de Bois-Rosé rallie la ville à Henri IV après sa conversion au catholicisme en . L'abbatiale passe sous l'autorité de Charles de Lorraine, un des trois Guise.

L'histoire de Fécamp repose, avec celle de l'abbaye, principalement sur celle de son port fondé vers le XIe siècle, qui va générer à la fois la construction navale et la pêche. Au XVIIIe siècle, la pêche au hareng est en perte de vitesse, face à l'ensablement du port, la concurrence hollandaise, l'attrait de la contrebande anglaise (smogglage) et le manque d'investissements.

Le , le roi Charles II d'Angleterre débarque à Fécamp réussissant à fuir Cromwelll.

Époque contemporaine

Ville de femmes et port de Terre-Neuvas

[réf. souhaitée]Du XIXe au milieu du XXe siècle, Fécamp a une importante activité de pêche morutière: les Terre-neuvas. Son port va un moment supplanter Saint-Malo comme premier port morutier français et définitivement Granville au XXe siècle, qui était traditionnellement le premier de Normandie et le second de France. La moitié des navires français pour cette pêche est armée à Fécamp au début du XXe siècle et l'apogée de cette activité se situe en 1903, quand le port arme 73 morutiers avec à leur bord un équipage de trente-cinq hommes en moyenne. Elle va se pratiquer jusque dans les années 1970, époque à laquelle le Canada interdit l'accès aux zones de pêches.

[réf. souhaitée]Pratiquée d'abord par les voiliers, trois-mâts, les campagnes pouvaient durer plus de six mois, le temps que les cales se remplissent de morues, qui étaient salées pour les conserver. La pêche à la ligne s'effectuait à partir des doris, petites embarcations qui emmenaient deux ou trois pêcheurs et qui étaient emboitées les unes dans les autres à bord du trois-mâts, pour prendre moins de place. Bon nombre de ces doris se sont perdus dans le brouillard et ne sont jamais revenus aux trois-mâts. Cette activité générait en partie la construction navale, puis les techniques ont évolué et les voiliers ont disparu. Le dernier trois-mâts goélette Léopoldine pour la pêche à la morue fera son ultime campagne en 1931, laissant la place aux navires à vapeur, puis aux moteurs diesel.

[réf. souhaitée]De nos jours, il ne réside qu'une faible activité halieutique, qui se résume à une pêche côtière. La plaisance a pris le pas sur la pêche. Le port départemental de Fécamp conserve une activité, notamment l'importation de bois. Le seul terre-neuvier français encore existant, le Marité, a été gréé, équipé et complété dans les chantiers navals de la ville en 1921. En outre, la Marine nationale utilise encore deux goélettes construites à Fécamp dans les années 1930: l'Étoile et la Belle Poule.

[réf. souhaitée]La charpente de la salle gothique du palais Bénédictine a été réalisée par les charpentiers de marine de la ville au XIXe siècle.

Les hommes en mer, les femmes travaillent aux usines de salaison de morues ou de maquereaux, mais aussi dans les usines textiles liées au lin, qui dès 1834 travaillent avec des métiers à tisser mécanique jusqu'à leur disparition à partir des années 1990, entrainant une lourde crise de transition économique pour la ville.

La ville se tourne vers le tourisme, mais aussi l'énergie éolienne. Ainsi un parc éolien comprenant cinq turbines (éoliennes) ouvre en . Par ailleurs un projet de parc éolien offshore (en mer) an été mis en place entre 2014 à 2025, le projet ayant longtemps été repoussé. Les premiers travaux sur le site ont débuté dans le courant de l'année 2022 et les premières éoliennes ont été installées en .

Le musée qui retrace la vie des terre-neuvas ouvre ses portes le [réf. souhaitée].

La liqueur bénédictine

La recette de la liqueur bénédictine est inventée par Alexandre-Prosper-Hubert Le Grand, qui fonde au XIXe siècle la Société Bénédictine. Son petit-fils Fernand Le Grand, tout en assurant la direction de la distillerie familiale, crée au milieu des années 1920 une station de radiodiffusion privée, Radio-Fécamp. Le succès grandissant de celle-ci l'amènera à prendre le nom de Radio-Normandie et à proposer des émissions de radio commerciale en anglais en concurrence avec la BBC jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Au milieu des années 1930, Radio-Normandie diffusera également les premières émissions de télévision expérimentale du jeune ingénieur Henri de France, qui deviendra célèbre après-guerre pour son invention des standards de télévision 819 lignes (ancêtre de la TV à haute définition), et SÉCAM de télévision en couleurs.

Seconde Guerre mondiale

Fécamp subit l'avancée destructrice de la 7e Panzerdivision de Rommel et se trouve encerclée dès le .

Sur les falaises du cap Fagnet, les forces allemandes débutent en 1942 la construction d'une batterie de radars (dont le modèle expérimental Mammut ne fut jamais opérationnel) dans le cadre du mur de l'Atlantique. On peut encore observer aujourd'hui l'important dispositif construit pour les radars, dont les bunkers.

Les Allemands, dans le cadre du « mur de l'Atlantique », fortifient la ville, les villas du bord de mer et le casino sont dynamités.

Après guerre

En , le général de Gaulle y prononce un discours dont on retient la célèbre citation: « Je salue Fécamp, port de mer qui entend le rester et le restera !».

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement du Havre du département de la Seine-Maritime.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Fécamp. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est le bureau centralisateur depuis 2014 du nouveau canton de Fécamp.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription de la Seine-Maritime.

Intercommunalité

La ville était le siège de la communauté d'agglomération de Fécamp Caux Littoral, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2000 sous le statut de communauté de communes, et qui regroupait 13 communes.

Dans le cadre des prescriptions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du qui prescrit, dans le cadre de l'approfondissement de la coopération intercommunale, que les intercommunalités à fiscalité propre doivent, sauf exceptions, regrouper au moins 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du canton de Valmont, pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Fécamp Caux Littoral Agglomération, dont la ville est demeurée le siège.

Tendances politiques et résultats

Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Maritime, la liste UMP-UDI obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 4 563 voix (52,81 %, 26 conseillers municipaux élus dont 14 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par:
- Estelle Grelier (PS-EELV, 3 422 voix, 39,61 %, 6 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires);
- Geneviève Salvisberg (FN, 654 voix, 7,57 %, 1 conseiller municipal élu).
Lors de ce scrutin, 36,37 % des électeurs se sont abstenus.

Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Maritime, la liste DVD menée par la maire sortante Marie-Agnès Poussier-Winsback a obtenu 2 905 voix (51,52 % des suffrages exprimés, vingt-cinq conseillers municipaux élus, dont 21 communautaires), devançant de 171 voix la liste de gauche menée par Patrick Jeanne (maire de 1998 à 2014) qui a recueilli 2 734 voix (48,48 %, huit conseillers municipaux élus dont sept communautaires). L'ancien maire battu a annoncé se retirer de la vie politique après trente-et-un ans de mandat après cette élection.

Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 58,14% des électeurs se sont abstenus.

Récapitulatif de résultats électoraux récents

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % Abs 1er % 2e % 3e % 4e % Abs
Présidentielle 2012 PS 33,53 UMP 22,52 FN 19,01 PG 12,66 24,59 PS 60,34 UMP 39,44 Pas de 3e Pas de 4e 23,94
Législatives 2012 PS 50,97 UMP 26,32 FN 10,2 FG 6,38 46,29 PS 64,59 UMP 35,41 Pas de 3e Pas de 4e 45,40
Municipales 2014 UD 38,39 UG 35,82 DVG 14,36 FN 11,44 40,84 UMP 52,81 UG 39,61 FN 7,57 Pas de 4e 36,37
Européennes 2014 FN 29,45 UMP 19,77 UG 13,01 UC 8,11 57,33 Tour unique
Régionales 2015 UDI 33,14 PS 32,32 FN 24,06 FG 7,49 57,29 PS 38,20 UDI 36,66 FN 25,14 Pas de 4e 47,81
Présidentielle 2017 FN 27,26 LFI 22,46 EM 19,99 LR 15,14 25,34 EM 56,71 FN 43,29 Pas de 3e Pas de 4e 28,03
Législatives 2017 EM 26,34 PS 26,27 FN 14,21 UDI 12,11 54,05 EM 66,43 FN 33,57 Pas de 3e Pas de 4e 60,89
Européennes 2019 RN 32,14 LREM 17,97 EELV 12,56 LFI 7,65 51,01 Tour unique
Municipales 2020 DVD 49,67 UG 44,01 DVG 6,31 Pas de 4e 59,63 DVD 51,51 UG 48,48 Pas de 3e Pas de 4e 58,14
Régionales 2021 UCD 32,36 UGE 18,74 RN 18,33 UG 15,29 73,62 UCD 40,11 UGE 32,37 RN 18,17 UC 9,35 72,42
Présidentielle 2022 RN 30,90 LREM 27,11 LFI 20,37 REC 4,40 32,69 LREM 50,22 RN 49,78 Pas de 3e Pas de 4e 32,05
Législatives 2022 ENS 30,61 NUPES 23,98 RN 23,15 LR 4,18 56,31 ENS 54,23 RN 45,77 Pas de 3e Pas de 4e 58,24

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
1929 mars 1959 Gustave Couturier RG  
mars 1959 1960 Jacques Winsback    
1960 mars 1965 Maurice Sadorge DVD Conseiller général de Fécamp (1961 → 1967)
mars 1965 mars 1977 Richard Pranzo MRG puis DVG Médecin
Conseiller général de Fécamp (1961 puis 1967 → 1979)
mars 1977 mars 1989 Jean-Pierre Deneuve UDF-CDS Préfet honoraire
Conseiller général de Fécamp (1979 → 1998)
mars 1989 juin 1995 Frédérique Bredin PS Inspectrice des finances
Députée de la Seine-Maritime (9e circ.) (1988 → 1991)
Députée européenne
Ministre de la Jeunesse et des Sports (1991 → 1993)
Démissionnaire
juin 1995 novembre 1998 Jean-Claude Michel PS Conseiller général de Fécamp (1998 → 2004)
novembre 1998 avril 2014 Patrick Jeanne PS Instituteur spécialisé retraité
Député de la Seine-Maritime (9e circ.) (2000 → 2002)
Conseiller général de Fécamp (2004 → 2015)
Vice-président du conseil général de la Seine-Maritime (2004 → 2015)
avril 2014 juillet 2022 Marie-Agnès Poussier-Winsback UMP → LR
puis Horizons
Professeur d'économie
Députée de la Seine-Maritime (9e circ.) (2022 →)
Conseillère régionale de Normandie (2015 →)
Vice-présidente du conseil régional de Normandie (2016 → 2022)
Présidente de la CA de Fécamp Caux Littoral (2014 → 2016)
Présidente de la CA Fécamp Caux Littoral Agglomération (2017 → 2022)
Députée de la Seine-Maritime (9e circ.) (2022 →)
Démissionnaire après son élection comme députée
juillet 2022 en cours
(au 7 janvier 2025)
David Roussel LR Fonctionnaire au ministère des Finances
Vice-président de la CA Fécamp Caux Littoral Agglomération (2020 →) (2022 →)

Jumelages

Équipements et services publics

Enseignement

Fécamp comporte quatre lycées:

  • le lycée professionnel maritime Anita-Conti (d); l'internat de celui-ci est déporté sur la plateau de Saint-Jacques;
  • le lycée La Providence (d), lycée privé situé en centre-ville;
  • le lycée professionnel Descartes (d), sis dans le complexe scolaire situé plateau Saint-Jacques;
  • le lycée polyvalent Guy-de-Maupassant (d), sis dans le complexe scolaire du plateau Saint-Jacques.

Les lycées Descartes et Guy-de-Maupassant sont réunis dans le même ensemble immobilier (d) permettant une certaine mixité des origines, des milieux sociaux et des études.

Il y a également quatre collèges:

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans.

En 2023, la commune comptait 17 313 habitants, en évolution de −7,12 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime: +0,53 %, France hors Mayotte: +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 5707 0007 9377 8469 1239 4529 41810 08811 401
Évolution de la population  [ modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 59712 11012 83212 89912 68412 29913 24713 57714 656
Évolution de la population  [ modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15 38116 73717 38317 16517 18417 26317 70816 87618 201
Évolution de la population  [ modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
19 49121 40621 91021 43620 80821 02719 42419 26418 900
Évolution de la population  [ modifier], suite (4)
2021 2023 - - - - - - -
18 01617 313-------
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale.
(Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006.)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

La ville de Fécamp compte un club de football américain, les Boucaniers[réf. nécessaire]

Économie

Parc éolien terrestre de Fécamp.
Parc éolien terrestre de Fécamp.

La ville de Fécamp est tournée vers les activités maritimes. Fécamp est également producteur d'électricité grâce à son parc éolien.

Le parc éolien offshore

En , le Conseil d’État a rejeté le recours contre le projet de parc éolien en mer qui doit être implanté au large de Fécamp. Porté par le consortium mené par EDF-Énergies nouvelles (EDF-EN), le projet avait dans un premier temps été validé par un arrêté préfectoral du avant d’être porté devant les tribunaux.

Le pourvoi en cassation formé entre autres par l’Association de protection du site des Petites-Dalles, l’association Robin des Bois et la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France, s’opposait à la validation du projet industriel par la cour administrative d’appel de Nantes en .

La construction du parc éolien offshore, premier du genre en France, peut être résumée en trois dates: : commencement des travaux; : inauguration de la base de maintenance; : ouverture du parc au grand public. La zone d’implantation est située à une distance de 13 à 22 kilomètres du rivage. Formé de 71 éoliennes hautes de 175 mètres, il fournit l’énergie à 770 000 personnes, soit 60 % de la population de la Seine-Maritime.

Culture locale et patrimoine

Chevet et tour-lanterne de l'église abbatiale.
Chevet et tour-lanterne de l'église abbatiale.
Façade de l'église abbatiale.
Façade de l'église abbatiale.
Intérieur, élévation de la nef de l'abbatiale.
Intérieur, élévation de la nef de l'abbatiale.
Reliquaire Renaissance du Précieux Sang.
Reliquaire Renaissance du Précieux Sang.
Ruines du château ducal.
Ruines du château ducal.
Palais Bénédictine.
Palais Bénédictine.
Guillaume de Volpiano, 1er abbé de Fécamp.
Guillaume de Volpiano, 1er abbé de Fécamp.
Jean-Jacques Servan-Schreiber, cofondateur de L'Express.
Jean-Jacques Servan-Schreiber, cofondateur de L'Express.
Rollon, Jarl des Normands, comte de Rouen.
Rollon, Jarl des Normands, comte de Rouen.
Guillaume le Conquérant, 5e duc de Normandie et roi d'Angleterre.
Guillaume le Conquérant, 5e duc de Normandie et roi d'Angleterre.
Clément VI, 198e pape de l'église catholique.
Clément VI, 198e pape de l'église catholique.
Guy de Maupassant, écrivain.
Guy de Maupassant, écrivain.
12 images

La ville de Fécamp, qui s'est vu décerner le label « Villes et pays d'art et d'histoire », est construite autour de son port, entre deux falaises, mais également sur un vaste réseau de cavités souterraines ancestrales qui furent des carrières de pierre à bâtir mais également des lieux de vie et de protection pendant les guerres de Religion et les guerres suivantes.

Lieux et monuments

  • Portions de l'oppidum Camp du Canada, classé au titre des monuments historiques par décret du .
  • Abbaye de la Trinité de Fécamp, monument historique.
  • Ruines du château ducal, monument historique.
  • Église Saint-Étienne, monument historique.
  • Musée des Pêcheries: situé sur le port et inauguré le , le musée des Pêcheries présente des collections d'art et d'histoire, des collections ethnographiques liées à la pêche et aux marins, et à la collection de l'enfance du docteur Dufour et sa fondation de « La Goutte de lait » dans une ancienne usine réhabilitée sur le port. Les collections du musée des Terre-Neuvas et de la pêche liées au musée du passé maritime de Fécamp, inauguré en 1988 et fermé le , y sont intégrées. Y est présentée la grande aventure des morutiers qui partaient pendant de longs mois vers les eaux glaciales de Terre-Neuve (embarcations, maquettes, outillage), la construction et la réparation navale, peinture de marine, expositions.
  • Maison du patrimoine: demeure du XVIe siècle, dite « Maison à la fleur de lys » puis « Hôtel du Grand cerf ». Elle abrite depuis 2005 les archives municipales.
  • Villa Émilie début XXe siècle, style Art nouveau.
  • Musée du palais Bénédictine ouvert en 1888 par Alexandre-Prosper-Hubert Le Grand son fondateur dans un bâtiment caractéristique de l'historicisme, tendance éclectique, mélangeant les styles et les époques: néogothique, néo-Renaissance et art nouveau. Il abrite un musée consacré à la liqueur normande et des expositions temporaires d'art (stabiles d'Alexander Calder en 2001).
  • Hôtel de ville, installé dans les anciens bâtiments mauristes.
  • Chapelle du Précieux-Sang, rue du même nom.
  • Monuments aux morts place Charles-de-Gaulle (anciennement place Thiers).
  • Chapelle Notre-Dame du Salut ou aussi Notre-Dame-des-Marins, chapelle située en haut de la falaise amont, dédiée aux marins disparus en mer. La chapelle est vénérée par les familles des marins et comporte de nombreux ex-voto et maquettes de bateaux.
  • Statues L'Heure du bain de Dominique Denry.

Patrimoine naturel

Site classé
  • Ensemble constitué par la chapelle Notre-Dame-du-Salut et ses abords avec le mur d'enceinte, les vestiges, fossés et retranchements du fort de Bourg-Baudoin  Site classé (1928).

Personnalités liées à la commune

Nées à Fécamp

Morts à Fécamp

Les horsains

Patrimoine culturel

Dans la peinture

Dans la littérature

  • L'Or des princes, roman de Laurent Mantese (Malpertuis, 2015), a pour cadre Fécamp. Plusieurs lieux et monuments sont explicitement décrits, notamment le palais de la Bénédictine, le parc éolien, la chapelle Notre-Dame-du-Salut, le monument aux morts de la place Charles-de-Gaulle, et les rues attenantes au port.
  • La Maison Tellier, nouvelle de Guy de Maupassant, a pour cadre Fécamp. L'église Saint-Étienne y est citée. (1881, éd. Victor Havard).
  • Divers romans de Simenon se passent à Fécamp au moins en partie (L'Homme à la cigarette et Au Rendez-vous des terre-neuvas). Il a notamment situé un de ses Maigret à Fécamp, où il a fait armer son cotre l’Ostrogoth.
  • Le Carnet Vikings, témoignage au jour le jour en mer de Barents de la vie de pêcheurs fécampois du morutier Vikings, 1939, Anita Conti (éd. Payot, 2018).
  • Racleurs d'océans, campagne de pêche de marins fécampois de Terre-Neuve à bord du chalutier Bois Rosé en 1953, Anita Conti (éd. Payot, 2017).
  • Sébastien et la Mary-Morgane de Cécile Aubry (éd. Le Livre de Paris, 1974).
  • Un hiver à Fécamp, de Gabrielle Coffano (éd. des Falaises, 2015).
  • La Dame de Fécamp, de Christelle Angano (éd. La Lieutenance, 2013).
  • Fécamp de Virginie Sampic (éd. des Falaises - 2008) (ISBN 978-2-35038-052-0).
  • Pendant ce temps à Fécamp, bande dessinée (éd. Aire Libre - 2020) de Catel Muller, Blutch, Bastien Vivès (ISBN 9791034753581).
  • Fécamp, humeurs picturales, de Bruno Delarue (éd. Terre en vue, 2020) (ISBN 978-2-491-81501-1).

Au cinéma

De nombreux films ont été tournés en partie à Fécamp:

À la télévision

En chanson

  • 1978, Phare de Fécamp d'Étienne Chicot, 33 tours Etienne Chicot, Polydor;
  • 2008, Fécamp de Pierre Grammont de l'album 5 titres Berceuse(s);
  • 2017, Fécamp de Michel Deshays. Souvenirs d'enfance et l'adolescence.

Héraldique

Blason
De sinople aux trois tentes d’argent ouvertes du champ, celle de la pointe plus haute, au chef cousu d’azur chargé d’un faucon essorant, tenant dans ses serres une corne d’abondance, d’où s’échappent des graines brochant sur le champ, le tout d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes

Bibliographie

  • Jean-Pierre Balier, Il était une fois un port..., Association des Amis du Vieux-Fécamp, 2006.
  • Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7). 
  • Nelson Cazeils, Les terre-neuvas, Éditions Ouest-France patrimoine, 2004.
  • Joseph Daoust, Fécamp, l'abbatiale de la Sainte-Trinité, Durand et fils, Fécamp, 1989.
  • Marie-Hélène Desjardins, Des peintres au pays des falaises, éditions des falaises, 2004. (chapitre Fécamp pages 130 à 158).
  • Alphonse Martin, Histoire de Fécamp, imprimeurs-éditeurs Durand & fils, 1893.
  • Normandie, Guides bleus et Paris-Normandie, éditions Hachette, 1994.
  • Musée de Fécamp: catalogue des peintures, Point de vues, , 260 p.
  • « Les Annales du Patrimoine de Fécamp », sur fecamp-terre-neuve.fr via Internet Archive (consulté le )

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel
  • Archives conservées par: archives municipales de Fécamp (d)
  • Ressources relatives à la géographie:
    • Insee (communes)
    • Ldh/EHESS/Cassini
  • Ressource relative à la santé:
    • Fichier national des établissements sanitaires et sociaux
  • Ressource relative aux organisations:
    • data.gouv.fr
  • Ressource relative à la musique:
    • MusicBrainz
  • Ressource relative aux beaux-arts:
    • Biblissima
  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes:
    • Britannica
    • Gran Enciclopèdia Catalana
    • Internetowa encyklopedia PWN
    • Larousse
    • Store norske leksikon
  • Notices d'autorité:
    • VIAF
    • BnF (données)
    • GND
  • « Dossier complet: Commune de Fécamp (76259) », Recensement général de la population de 2021, INSEE, (consulté le ).
  • Fécamp sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
  • « Fécamp » sur cartes.gouv.fr.
  • « Climadiag Commune: diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

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